Mais en 2026, une évolution importante vient assouplir les règles pour les boulangers-pâtissiers artisanaux et les artisans fleuristes.
Si vous êtes employeur dans l’un de ces secteurs d’activité, voici ce que vous devez savoir pour rester conforme… et éviter les erreurs.
Le 1er mai : un jour férié très encadré
Le principe reste inchangé, le 1er mai doit être obligatoirement chômé pour les salariés, sauf dans les secteurs qui, en raison de la nature de leur activité, ne peuvent interrompre le travail (à l’exemple des établissements de santé, des services à la personne…).
Dans ce contexte, certaines professions artisanales se trouvaient dans une situation délicate, à l’exemple des boulangeries, ainsi que des fleuristes.
Si l’ouverture de leur établissement était autorisée, ils ne pouvaient en pratique fonctionner qu’en présence du dirigeant lui-même, sans possibilité de faire appel aux salariés.
Une ouverture encadrée en 2026 pour les boulangers et fleuristes
Face à la demande des employeurs, soutenue par les organisations patronales, de pouvoir faire travailler leurs salariés le 1er mai, le Premier ministre, qui s’était engagé à faire évoluer la réglementation, a annoncé le 17 avril 2026 que les boulangeries-pâtisseries artisanales ainsi que les fleuristes artisans seront autorisés à ouvrir et à employer du personnel ce 1er mai 2026.
Mais cette possibilité repose sur deux conditions essentielles :
- Le volontariat du salarié : le salarié doit être volontaire et cela doit être clairement formalisé, par écrit. Aucune obligation ne peut lui être imposée.
- Une rémunération majorée : le travail effectué doit être payé au minimum double, sauf dispositions conventionnelles plus favorables, conformément aux règles applicables.
Une évolution qui s’inscrit dans une réflexion plus large
Des instructions pour le 1er mai 2026…
L’assouplissement annoncé pour 2026 ne constitue pas une réforme définitive du régime applicable au 1er mai.
Le gouvernement a précisé que pour le 1er mai 2026, des mesures administratives exceptionnelles seront mises en œuvre afin d’éviter toute sanction à l’encontre des artisans respectant les conditions prévues par la future loi, malgré l’absence de base légale.
Le gouvernement a néanmoins précisé qu’aucune instruction particulière ne sera adressée à l’inspection du travail, dont l’indépendance demeure pleinement garantie.
Ces tolérances resteront strictement limitées à l’année 2026 et ne concerneront que les professions expressément visées par le dispositif. Elles ne préjugent donc en rien des règles applicables au-delà de cette période transitoire.
… Et une loi pour 2027
Le gouvernement a par ailleurs décidé de déposer un projet de loi visant à autoriser, à partir de 2026, le travail des salariés le 1er mai des artisans boulangers-pâtissiers et des artisans fleuristes, tout en renvoyant aux négociations de branche pour en définir les modalités.
Le Premier ministre s’est par ailleurs engagé à recevoir de nouveau les représentants concernés au début du mois de juin, pour réaliser un point d’étape sur les discussions engagées et sur les demandes des différentes filières et s’assurer que « personne ne soit laissé de côté », notamment face au mécontentement exprimé par certaines professions qui ne bénéficieront pas de la mesure.
Cependant, il a affirmé sa volonté de préserver le caractère férié du 1er mai et de limiter les exceptions aux « commerces artisanaux de proximité » pour « soutenir les centres-villes » en « évitant toute extension aux structures industrielles ».
Ainsi, l’année 2026 marque une étape intermédiaire dans l’évolution du travail le 1er mai. Si certaines activités bénéficient d’une souplesse accrue, les fondamentaux du droit du travail restent pleinement applicables.
Les équipes Social & RH de Yzico sont à vos côtés pour sécuriser vos pratiques, adapter votre organisation et vous permettre d’aborder ces évolutions avec sérénité.
