À partir du 1er janvier 2026, la Réduction Générale Dégressive Unique (RGDU) remplacera intégralement les dispositifs actuels d’allègement des cotisations patronales, notamment la réduction dite “Fillon”.
Ce qui change réellement pour les employeurs
Fin des taux réduits actuels
Cette réforme marque la fin des taux réduits (disparition de la réduction de 6 % sur l’assurance maladie, et de la réduction de 1,8 % sur les allocations familiales.)
Ces avantages seront désormais intégrés dans le calcul de la nouvelle réduction RGDU, de manière dégressive selon le niveau de rémunération.
Introduction d’un plancher garanti
Une réduction minimale de 2 % est désormais garantie jusqu’à 3 SMIC.
Cela signifie que, même pour des rémunérations proches du plafond, un allègement résiduel subsiste (au-delà de 3 SMIC, aucune exonération ne s’appliquera).
Une réforme qui peut générer des gains selon les niveaux de rémunération
La refonte globale entraîne potentiellement des gains de réduction de charges pour certains salaires, selon les niveaux de rémunération.
Réforme de la réduction générale de cotisations patronales 2026
Notre simulation compare la situation actuelle (RGC 2025) avec la future RGDU 2026 :

La réforme 2026 accentue l’effort d’allègement sur les rémunérations intermédiaires (≈ 1,3 à 1,6 SMIC), tandis qu’elle génère un renchérissement modéré pour les rémunérations juste au-dessus du SMIC (1,1 à 1,2 SMIC) et, ponctuellement, à 2 SMIC.
La RGDU va unifier le paysage social des réductions de charges. L’objectif implicite semble être de rééquilibrer les allègements vers les niveaux de rémunération où les entreprises rencontrent le plus de tensions de recrutement.
