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Martine Pfister, une juriste de choc

Martine Pfister évolue depuis plus de 25 ans en tant que juriste associée chez Yzico, l'un des plus gros cabinets d'expertise comptable et de conseil en entreprises du Grand Est. Elle est à la tête d'un service social et juridique qui compte 50 personnes.


Optimiste, très humaine, Martine Pfister a eu la chance, dès ses débuts, en 1991, de rentrer  dans un cabinet d'experts-comptables comme dans un cabinet d'experts-comptables comme juriste - « ce type de poste était extrêmement rare» - dont le gérant, Jean-Luc Chevry avait confiance en ses salariés. « Quand, après moins d'un an en poste, il m'a donné la direction du service social et m'a de-mandé de gérer un dossier de fusion de deux importantes entreprises, j'avoue que ce type de responsabilités m'a tout de suite plu. Un juriste est très complémentaire d'un ex­pert-comptable, j'ai une vision transversale des probléma­tiques et peux répondre à des questions très précises posées par mes associés », introduit-elle avec enthousiasme. Une spécialité qui la conduit à devenir la première femme asso­ciée dans le cabinet en 2001, l'année où son fils naît. «J'ai un franc-parler qui plaît et suis très investie. On peut avoir un savoir-faire, mais il faut aussi du savoir-être. Pour ma part, j'ai développé une relation personnelle avec chacun de mes 50 collaborateurs, ce qui me permet de mieux les comprendre au quotidien. C'est mon côté maternel sans doute ... » Le ma­nagement au féminin: l'exigence et l'écoute. Et de raconter dans une anecdote, comment lasse de subir les réflexions de ses associés masculins sur les rendez-vous qu'elle honorait chez le pédiatre ayec son enfant, elle a fini par inscrire « ga­rage» sur l'agenda partagé du bureau. 

Esprit d'équipe : Son slogan favori est africain : « Seul, on va vite; ensemble on va plus loin. » La force du collectif prédomine donc chez Martine Pfister qui a également trouvé sa place dans le comité de direction de la société et prend en charge les ressources humaines en plus du juridique et social. « J'ai beaucoup de casquettes, mais une de mes qua­lités est de savoir déléguer et de faire confiance. » À l'heure où le terme mobilité est légion dans les postes à direction, comment voit-elle les choses ? « Je pense que ce n'est pas une obligation. Pour ma part, je ne me suis jamais ennuyée car mon poste n'a pas cessé d'évoluer... » Il faut dire aus­si que lors de la fusion entre « Chevry & associés » et le groupe Enerys en 2013, seule la première structure comptait un service juridique centralisé. Un nouveau défi qu'elle a su relever! 

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