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Reprendre une entreprise : Mode d’emploi

18 mai 2015 - Yzico (Source : Les Tablettes Lorraines)

La transmission d’une entreprise est un processus qui dure plusieurs mois et qui comporte des étapes incontournables qu’il faut connaître. S’en écarter constitue une prise de risque majeure.

 

Importance de l’aspect psychologique

Le vendeur transmet le fruit de nombreuses années de travail, voire de toute une vie. Il veut trouver en l’acheteur les qualités nécessaires pour assurer la pérennité de l’entreprise et le maintien des emplois. Du côté de l’acheteur, il sera utile de s’assurer que le cédant en tête de démarrer de nouveaux projets professionnels ou personnels. Cela permet d’éviter que le cédant ne se ravise au cours du processus de cession.

Les analyses financières.

Les analyses financières ont bien sûr une importance majeure dans les opérations de transmission. Elles visent à s’assurer que l’entreprise reprise est saines et que le financement est correctement bouclé. Le dossier prévisionnel permet de vérifier que le business model envisagé offre une rentabilité suffisante pour faire face aux échéances d’emprunts liés au financement du rachat mais aussi lui permettre de s’octroyer la rémunération qu’il s’est fixé. L’audit d’acquisition qui valide ou non la situation financière de l’entreprise rachetée permet d’ajuster le prix de cession mais ne garantit pas les risques postérieurs tels que : contrôle fiscaux ou sociaux, actions en responsabilité, risques sociaux, etc. C’est la convention de garantie d’actifs et de passifs qui couvrira ces risques. Nombre de repreneurs – surtout dans de petites opérations – estiment que leur expert-comptable (ou leur avocat) complique la situation par excès de prudence ou dans le but non avoué de majorer la note d’honoraires. Ne tombez pas dans ce travers qui constitue une vraie « faute d’entrepreneur ». Quelle que soit l’importance de l’opération de transmission, vous n’avez pas le droit de risquer un dépôt de bilan par excès de confiance en ne respectant pas les protocoles qui s’imposent à vos conseils. Il y a plus une coresponsabilité du praticien qui fait prendre un risque qui n’existe pas dans une aucune situation : « finir endetté ».