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Le parcours Boost Etudiants-Entrepreneurs du PeeL (BeeP) de L’Université de Lorraine est un parcours de Formation – Action créé par le PeeL Lorraine et la Fondation YZICO.  En savoir plus sur le parcours du BeeP avec le concours
 

Concours « COUP DE POUCE » de la Fondation Yzico 

 

Le concours Coup de pouce s’inscrit dans le cadre du parcours BeeP. Depuis janvier, une trentaine d’étudiants-entrepreneurs ont été guidés par le PeeL et la Fondation Yzico et évalués sur plusieurs paramètres. Une dizaine a été retenue pour l’étape suivante : présenter leur future entreprise dans une vidéo de 1 min 30 postée sur YouTube et la page Facebook de la Fondation Yzico. Les projets proposés composaient une palette représentative des tendances actuelles : événementiel numérique, e-commerce pour fans de foot, objets en tissu recyclé, sensibilisation à l’architecture, à l’urbanisme et au paysage, agence d’intérim pour les travailleurs handicapés. La remise des prix aux lauréats a eu lieu le 2 avril dernier, après un passage devant un jury de professionnels. Au final, le projet de Marie Eppe, In extremis, la création d’un lieu éco-responsable sous la forme d’une épicerie vrac et zéro-déchet couplée à une cantine anti-gaspi, locale et végétarienne, l’a emporté. La Fondation Yzico a remis 2 000€ pour le premier, 1 000€ pour le deuxième, 500 € pour le troisième et une aide de 500 € remise par le jury pour un projet coup de coeur.

Découvrir les portraits des lauréats : 

- Marie Eppe dans le cadre de son projet In extremis,

- Camille Zinutti, Chloé Stouque, Jean Ganassin, Amélie Cremonesi avec le collectif Heruditatem,

- Megane Albrecht Delgado avec son projet B’Esst,

- Le "Coup de Coeur" du Jury avec la plateforme pour classes préparatoires de Florian Riera.

 

 

LAURÉATS DU PEEL PRIX COUP DE POUCE

 

 

 

 

 

 

1er prix > Marie Eppe pour In Extremis 

La lauréate du Concours 2019 décrit son projet vainqueur : « Jeune diplômée d’une école d’ingénieur agroalimentaire et ayant un mode de vie éco-  responsable  au quotidien, lier mes connaissances et compétences professionnelles à mes valeurs et convictions personnelles m’est paru être une évidence. Cherchant à limiter mes déchets et éviter le gaspillage alimentaire à titre personnel, j’ai pu me rendre compte de la quantité de gaspillage alimentaire qui a lieu tout au long de la chaine de fabrication d’un produit alimentaire, avant même qu’il arrive chez le consommateur. C’est donc de ce constat qu’est partie l’idée de créer une entreprise alimentaire anti-gaspillage qui puisse valoriser des produits et matières exclus des chaînes de production, transformation ou distribution alimentaires pour des questions d’esthétisme, de calibre ou de surproduction. À côté de cet intérêt pour la santé environnementale, je suis aussi très intéressée par la santé humaine et la nutrition. Ne trouvant pas de produits répondants à mes besoins sur le marché en terme de respect de l’environnement et de la qualité nutritionnelle, j’ai donc décidé de les créer. Le monde de l’entrepreneuriat et de l’innovation alimentaire est quelque chose qui m’a intéressé dès mon adolescence. Durant mon cursus en école d’ingénieur agroalimentaire, j’ai eu l’occasion de développer un produit alimentaire éco-innovant de A à Z, accompagnée de 5 camarades. Cette expérience m’a confirmé mon souhait d’entreprendre d’autant plus dans un domaine qui répond à mes valeurs et convictions écologiques. In extremis est une entreprise alimentaire anti-gaspillage, une entreprise qui souhaite sensibiliser chaque acteur à cette problématique qu’est le gaspillage alimentaire.

Elle s’articule sous deux axes :
d’un côté des produits alimentaires anti-gaspillage fabriqués en partie de produits alimentaires déjà existants (pain, fruits et légumes). La première gamme de produits sera des biscuits pour le petit déjeuner fabriqués à partir de pain invendu. Le but est de sensibiliser les acteurs intervenants tout au long de la chaine de fabrication d’un produit alimentaire (producteurs, industriels, distributeurs) en les sensibilisant quant au fait que ces produits peuvent être revalorisés et les consommateurs en leur montrant qu’un produit anti-gaspi peut être consommable et bon !

- De l’autre côté, de la sensibilisation sur des thématiques autour de la consommation responsable comme le gaspillage alimentaire mais pas que. Des sujets comme le zéro-déchet ou le recyclage seront aussi abordés. Cette sensibilisation se fera sous la forme d’ateliers ou encore de conférences et seront à l’attention du grand public avec des interventions auprès d’entreprises, établissements scolaires, collectivités territoriales, mais aussi directement auprès des particuliers en quête d’un mode de vie et de consommation plus éthique et souhaitant devenir consomm’acteurs plutôt que consommateurs. 

Actuellement en train de mettre au point la recette et de rédiger mon business plan, l’entreprise sera créée sous le statut de microentreprise d’ici la fin d’année 2019. Une période de développement et de test auprès de la population locale me permettra notamment de mettre au point la stratégie commerciale. La microentreprise deviendra ensuite une société pour lui permettre de se développer à plus grande échelle. Concernant la partie « produits », comme expliqué précédemment, le développement se fera d’abord à l’échelle locale sur toute la région Grnd Est. In extremis souhaite toucher l’ensemble de la population Française d’ici quelques années.

L’objectif final est bel et bien que le gaspillage alimentaire décroît au fil des années, c’est tout ce à quoi j’aspire en tout cas. Je ne souhaite donc pas rester sur un seul et même type de produit (le pain rassis en l’occurrence), mais plutôt me diversifier en fonction des matières qu’il y a à valoriser et des régions qui ncontrent des difficultés à les valoriser. L’objectif est donc de créer différentes gammes de produits à partir de matières invendues ou déclassées telles que le pain ou les fruits et légumes. Concernant la partie « sensibilisation », In extremis a pour objectif de devenir un acteur majeur de la consommation responsable dans la région Grand Est en aidant les habitants de la Région à devenir consommateurs. »

Découvrir le blog de Marie Eppe. et le site internet In Extremis

2e prix – Amélie Cremonesi, Jean Ganassin, Chloé Stouque & Camille Zinutti pour « collectif heruditatem »


Le collectif Heruditatem parle de son projet : « Notre idée de départ vient d’une conviction. Nous sommes persuadés que l’Architecture est une clef de compréhension du monde contemporain. Attention,  l’Architecture pour nous ce n’est pas seulement « 4 murs et un toit », mais tout ce qui gravite autour : l’aménagement intérieur, l’urbanisme, le paysage, l’environnement, le patrimoine. En résumé, il s’agit du cadre physique et social de notre vie. Le collectif Heruditatem a été fondé en février 2019 et est composé de quatre jeunes diplômés de l’École nationale supérieure d’Architecture de Nancy : Amélie Cremonesi, Jean Ganassin, Chloé Stouque et Camille Zinutti. Créé à l’origine afin de répondre à un appel à la candidature concernant un projet de scénographie d’un événement de sensibilisation, le collectif s’est depuis bien développé et affiche aujourd’hui une ambition affirmée et des projets diversifiés.

Notre projet professionnel est de proposer des actions de médiation culturelles relatives à l’architecture. Concrètement, on conçoit, on réalise et on anime des actions de sensibilisation à destination du grand public. Notre but ? Susciter l’intérêt chez le public pour qu’il ait, par la suite, l’envie de prendre soin de son territoire. Ce service répond à un besoin culturel sur l’ensemble du territoire français : appréhender et comprendre les problématiques actuelles du monde par le biais de l’Architecture. Effectivement, l’Architecture condense les problématiques sociétales, qu’elles soient individuelles ou collectives. Elle se pratique quotidiennement dans l’espace et dans le temps, dans la sphère publique comme dans la sphère privée. Elle permet des individualités et génère du collectif. Ainsi, partager la culture architecturale, c’est surtout cultiver la citoyenneté. Par la suite, pour que cette culture de l’Architecture continue de se propager partout et pour tous, nous avons un projet en développement : la création d’ici fin 2019, en parallèle de l’association, d’une structure type SAS qui nous permettra de diversifier l’offre en proposant des modèles réduits d’ateliers de médiation, autonomes et facilement transportables, à la location ou à la vente. Si nous ne pouvons pas être partout, nos produits pourront l’être ! »

Découvrir le site du Collectif Heruditatem 

 

3e prix - Mégane Albrecht Delgado pour « B’esst »

Mégane Albrecht Delgado présente son projet : « Il émane de l’atelier chantier d’insertion « Tricot couture service » appuyé par une demande de Madame Bongiraud, chargée territoriale de l’économie sociale et solidaire à la Maison du Département de Lunéville. C’est elle qui, suite à l’acquisition d’un repose-poignet en provenance du Népal, a souhaité développer l’idée du repose-poignet en France en y intégrant une dimension économique solidaire à partir de la récupération de matériaux usagés, afin de les recycler grâce aux compétences de travailleurs en insertion professionnelle, dans le but de réduire l’impact environnemental des consommateurs.

Des partenaires locaux ont travaillé conjointement sur cette élaboration. Marie Berger, Julie Wagner et moi-même sommes intervenues initialement dans le cadre de notre cours d’entrepreneuriat social pour le Master 2 MOI (Management des organismes d’insertion à l’ISAM IAE de Nancy) pour développer ce projet, travailler sur l’aspect commercialisation, communication,  ergonomique, design, préconisation sur les produits... Allant plus loin dans nos réflexions, nous avons créé B’ESST.

Le nom du projet est un clin d’oeil à ces organismes pour leur capacité à travailler ensemble, leur solidarité, et leurs valeurs partagées : B pour Banque alimentaire, ESS pour économie sociale et solidaire, T pour Tricot couture service, EST pour le Grand Est.

Notre objectif : concevoir une marque d’objets et d’accessoires à partir de tissus revalorisés, récupérés en points de collectes, nettoyés/traités, avec une fabrication réalisée par des personnes en insertion professionnelle. Marie et Julie, ayant choisi d’autres voies, sont toujours présentes pour moi en cas de besoin. J’ai donc développé ce projet et me suis inscrite au diplôme d’étudiant entrepreneur au PeeL. Mon concept consiste à proposer une collection textile écoresponsable d’objets et accessoires du quotidien, en série limitée et entièrement fait-main. L’objectif est de faire adhérer, autour de cette marque, des acteurs locaux sur le territoire du Grand Est.

B’ESST allie une dimension sociale avec la valorisation des compétences de ces personnes en insertion professionnelle. Je vais collaborer avec des structures d’insertion : Tricot couture service à Vandoeuvre et Cultures et Partages à Frouard, APIC/GESEMM à Neuves-Maisons. Une dimension environnementale à la valorisation du tissu grâce à la technique d’Up-Cycling. Je veux sensibiliser les consommateurs au gaspillage textile et montrer qu’avec un morceau de tissu nous sommes en capacité de lui donner une seconde chance en fabriquant un objet/accessoire (entre autre) unique. Je souhaite lancer la marque, proposer la première collection d’ici la rentrée 2019, développer des collections toujours en partenariat avec des structures du Grand Est et devenir un acteur important dans la sensibilisation du gaspillage textile. »

Prix Coup de Coeur – Florian Riera pour « bcpst online »


Florian Riera revient sur l’histoire de son projet :« L’an passé, j’étais aussi étudiant entrepreneur au PeeL et j’ai réalisé avec une amie le Week-end start-up organisé par Polytechnique à Palaiseau, sur le thème de l’économie circulaire. Notre projet sur la création d’encre à partir de mare de café a gagné la 1ère place du concours. Cette expérience m’a propulsé vers l’entrepreunariat. J’ai donc choisi de lancer une plateforme de révision de biologie-géologie à destination des étudiants en prépa BCPST. Moi-même, sorti d’une classe préparatoire BCPST, j’ai gardé un large réseau, notamment auprès des mes anciens professeurs BCPST et TB (150 professeurs) et des agrégés. Ma communauté Facebook s’est agrandie chaque jour. Cela m’a permis d’échanger des avis sur mon challenge, de bénéficier de soutiens, de partager l’évolution du projet en temps réel et de faire participer à des enquêtes marketing via des sondages. En février, lors du etrophée Mc6, organisé par l’IAE de Metz, j’ai gagné au nombre de votes avec 1109 et terminé second du concours. Actuellement en 2e année de la filière agronomie à l’ENSAIA, en spécialisation MAPI (Management des Activités et des Projets de l’Innovation), j’ai intégré mon projet BCPST online dans ma spécialisation. En ce qui concerne le planning, j’ai tourné des vidéos avec les étudiants jusqu’à fin juin. Ceux-ci partant ensuite en stage, je poursuis les tournages avec les agrégés, lesquels restent pour la plupart sur Paris et Strasbourg. Deux stagiaires s’occupent du montage des vidéos. Un crowdfunding de 3000 euros avec préventes d’abonnement sur la plateforme et produits dérivés sera lancé en août afin de faire connaître BCPST online. En fonction de l’avancement du projet, les modules vidéo de pré-rentrée sortiront vers la mi-août. Le site sera ouvert début août. » 

Découvrir la page Facebook de Florian Riera. 

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